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15 août 2026
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Protection des plantes alternative en grandes cultures et maraîchage : où en sommes-nous ?

Une publication récente d’Agroscope donne un aperçu des mesures préventives et des méthodes de lutte non chimiques contre les adventices, les maladies et les ravageurs en grandes cultures et en maraîchage de plein champ.

Maladies

Les principales mesures préventives sont des semences saines, des variétés robustes, des rotations des cultures équilibrées et une bonne hygiène au champ. Grâce à ces mesures, l’utilisation de fongicides peut être largement évitée dans de nombreuses grandes cultures, moyennant une légère réduction de rendement. Pour les pommes de terre, les betteraves sucrières et les légumes de plein champ, les mesures préventives, en particulier les variétés robustes, peuvent réduire l’utilisation de fongicides. Toutefois, un abandon complet n’est souvent pas praticable aujourd’hui.

Ravageurs

Dans de nombreuses grandes cultures comme les céréales et le maïs, les ravageurs sont généralement suffisamment contrôlés par des mesures préventives telles que la rotation des cultures et la préservation des auxiliaires. Cependant, le colza, les pommes de terre, les betteraves sucrières et les légumes de plein champ sont attaqués par des ravageurs présentant un potentiel de dégâts élevé. Certaines approches, comme la rotation des cultures pour les betteraves sucrières ou l’utilisation de Bacillus thuringiensis contre le doryphore de la pomme de terre, se sont révélées efficaces, les cultures associées dans le colza montrent un potentiel. D’autres mesures font encore l’objet de recherches.

Exigences de qualité et prix des denrées alimentaires

En maraîchage, le défi est plus important qu’en grandes cultures en raison des exigences de qualité élevées du marché. Dans la perspective d’une utilisation réduite de produits phytosanitaires, il pourrait être judicieux de remettre en question les exigences de qualité réglementées par le droit privé concernant des aspects purement visuels et sans danger du point de vue de la législation alimentaire, éventuellement de les réduire et de tolérer une certaine présence de ravageurs. De plus, les coûts supplémentaires et les risques de rendement plus élevés associés aux mesures alternatives de protection des plantes pourraient être compensés par des prix alimentaires plus élevés ou d’autres mesures, afin qu’elles soient économiquement rentables.

Conclusion et recommandations

  • Des mesures alternatives contre les adventices existent, mais elles sont plus chronophages et moins efficaces en cas d’adventices problématiques et de conditions météorologiques défavorables.
  • Dans le colza, les pommes de terre et les betteraves sucrières, un abandon complet des fongicides et/ou des insecticides est difficile aujourd’hui. Des approches pour des mesures supplémentaires existent. Celles-ci sont toutefois souvent associées à une efficacité réduite et à des coûts supplémentaires.
  • Les exigences de qualité élevées pour les légumes de plein champ sont difficiles à garantir avec des mesures alternatives. Il pourrait être judicieux de reconsidérer les exigences de qualité purement visuelles et, le cas échéant, de les adapter.
  • Les mesures alternatives de protection des plantes sont souvent plus coûteuses et moins efficaces. Pour qu’elles soient économiquement rentables, les coûts supplémentaires pourraient être compensés par des prix alimentaires plus élevés ou d’autres mesures.

Source

Article original paru dans Agroscope Science

 

Le groupe industriel Agriculture réunit des spécialistes dans le domaine de l’homologation et de la mise sur le marché de produits phytosanitaires des entreprises BASF, Bayer, Leu+Gygax, Omya, Stähler Suisse et Syngenta. Le groupe s’engage en faveur de solutions innovantes et respectueuses de l’environnement dans le domaine de la protection des plantes.