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9 décembre 2025
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Acide trifluoroacétique et autres PFAS dans les eaux souterraines – quelle part incombe aux produits phytosanitaires ?

Les produits phytosanitaires (PPh) ne constituent pas une source importante de PFAS. C’est ce que montre une étude d’Agroscope.

Savoir

Selon la définition de l’OCDE, 20 substances actives de PPh actuellement autorisées font partie des PFAS, dont 18 en tant que précurseurs potentiels de TFA. Le volume des ventes se situait entre 30 et 45 tonnes par an (2008–2023). Le plus grand potentiel de formation de TFA provient des fluides frigorigènes fluorés issus des installations de climatisation et de réfrigération, suivis des substances actives de PPh fluorées. Le dépôt de TFA provenant de l’atmosphère est estimé à 24,5 tonnes par an pour la Suisse, principalement issu de la dégradation des fluides frigorigènes. Le potentiel maximal provenant des PPh s’élève en moyenne à 11,5 tonnes par an. Le TFA est détecté de manière généralisée dans les eaux souterraines et l’eau potable. La part de TFA provenant des fluides frigorigènes ou des PPh varie considérablement selon le site. Les impacts écologiques et sanitaires du TFA ne sont pas encore suffisamment élucidés.

Les PFAS (« substances alkylées perfluorées et polyfluorées ») constituent un vaste groupe de plus de 10 000 substances chimiques contenant au moins un groupement méthyle (-CF3) ou méthylène (-CF2-) perfluoré. Auparavant, on entendait par là principalement des substances à longue chaîne, entièrement ou fortement fluorées (PFAS « classiques »). Depuis 2021, la définition plus large de l’OCDE s’applique, qui inclut également de nombreux autres composés aux propriétés physiques, chimiques et biologiques très diverses.

Le TFA (acide trifluoroacétique) est le plus petit acide carboxylique du groupe des PFAS. Il peut se former lors de la dégradation de tous les PFAS contenant une unité -C-CF3 et qui ne sont pas eux-mêmes persistants. Le TFA est très soluble dans l’eau, est à peine retenu dans le sol et ne se dégrade pas davantage dans les conditions environnementales. Les effets sur la santé et l’environnement ne sont pas encore définitivement élucidés.

Source :

Article original : Balmer M.E., Baumgartner D., Schaller U., Bormann P., Poiger T. (2025).
Acide trifluoroacétique et autres PFAS dans les eaux souterraines – quelle part incombe aux produits phytosanitaires ?
Agrarforschung Schweiz, 16, 132–144.